Actualité du projet Marseille - Turin

 
   
 
 
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Quelques infos +


Tunnel ferroviaire sous le Montgenèvre : Pourquoi le tunnel tarde-t-il à faire son trou ?

Indispensable » pour les élus du Briançonnais. « Nécessaire » pour ceux du Piémont italien. « Obligatoire » pour les militants écologistes. La nécessité d'un tunnel sous le col du Montgenèvre semble faire l'unanimité. A l'occasion de la deuxième rencontre des percées alpines à L'Argentière-la-Bessée organisée par le Mouvement national de lutte pour l'environnement, le consensus franco-italien autour de cette percée n'a pas été remis en cause. Tous les violons étaient accordés. Pourtant, à bien écouter, quelques fausses notes et voix dissonnantes ont permis de mieux comprendre pourquoi ce lourd dossier semblait lesté de plomb.

Rail et autoroute ?

Pourquoi le projet tarde à se concrétiser ? Côté français, on entend favoriser les échanges de marchandises de l'arc-latin (Espagne-Italie) grâce au rail-ferroutage. Et uniquement grâce au rail-ferroutage. Une position partagée par la province de Turin mais pas par les élus du Val de Suse. Échaudés par les émeutes liées à l'annonce du projet Lyon-Turin, les élus d'Oulx notamment freinent des quatre fers et indiquent privilégier l'option rail et autoroute.

Opération lobbying

Pour Joël Giraud, député-maire PRG et vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, la France aussi a sa part de responsabilités: « Du Grenelle de l'environnement va découler trois projets de lois que les parlementaires devraient voter à la fin du mois de juin. L'un de ces projets fait du tracé ferroviaire Lyon-Turin une priorité mais omet complétement le Marseille-Turin. Il n'y a pas un mot la-dessus. Donc il faut faire un lobbying pour obtenir un amendement à cette proposition de loi pour que le tunnel sous le Montgenèvre soit pris en compte. D'ailleurs, je soumettrai une question orale à l'assemblée le 3 juin sur le sujet. Car contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas le montage financier qui pose problème mais la volonté politique. Il faut aujourd'hui que le gouvernement prenne ses responsabilités ».

Guy Hermitte défend les intérêts de sa commune

Favorable également à ce projet de ligne Marseille-Turin qui traverserait sa commune, Guy Hermitte, maire de Montgenèvre, préfère toutefois que le dossier avance doucement mais sûrement: «Il ne faut pas qu'une nuisance, en l'occurence routière, soit substituée par une autre nuisance. Il faut prendre le temps de constituer un projet qui tienne compte de l'impact sur l'environnement en le conjuguant avec le maintien de l'activité essentiellement touristique sur ma commune».
Pour l'heure, seuls les responsables turinois semblent donc souhaiter que le processus administratif s'accélère pour que le Lyon-Turin et le Marseille-Turin fasse de la plaine du Pô une plaque tournante de l'économie européenne.

Repères

-> Coût : L'estimation du coût de la percée du Montgenèvre et de la liaison ferroviaire Briançon-Oulx est de 1,5 milliards d'euros.

-> Délais : Si le projet devient un jour réalité, il faudra compter 5 à 6 années de travaux.

-> Tracés :
Pour l'heure, quatre tracés ont été soumis à études préalables. Deux solutions "hautes" qui passerait par Serre-Chevalier et la vallée de la Clarée. Deux solutions "profondes" qui passeraient à l'Est de Briançon. Selon les tracés, le tunnel ferait entre 23 et 32 km.

-> Voyageurs : Les études font état d'1,5 millions de voyageurs potentiels sur cette ligne Marseille-Turin.

[Source : http://www.ledauphine.com/index.jspz?article=25547 ]


Grande accessibilité[Source : www.ccimp.com]

Infrastructures
Le temps, mesure du territoire

Un territoire ne peut pas se développer s'il n'est pas aisément accessible. Mais Marseille Provence affiche un retard préoccupant dans l'équipement de ses grands axes structurants. L'heure est donc à la mobilisation des décideurs pour développer la grande accessibilité, élément clé de notre positionnement euroméditerranéen.

Engorgement du trafic routier dans la région, risque d'enclavement du territoire : tels sont les conséquences de notre retard dans l'équipement en infrastructures de grande accessibilité. Pour palier ces difficultés, la région doit rapidement entrer en cohérence avec le schéma de transports européens.
C'est dans cette optique que la CCI Marseille Provence soutient trois projets prioritaires d'infrastructures de transport modernes et performantes. Des projets qui intéressent aussi bien son territoire que les autres régions européennes du sud qui en ont besoin pour se développer :

  • La poursuite et l'optimisation du projet LGV Provence Côte d'Azur passant par Marseille centre et Toulon nord. Un axe à grande vitesse qui doit soulager le trafic routier dans cette région. Mais aussi offrir des opportunités de liaisons Paris-Nice et Espagne-Italie fluidifiant les trafics Est-Ouest et Nord-Sud.
  • Une desserte ferroviaire intégrée à l'aéroport Marseille-Provence. Elle devrait être optimisée par un Réseau Express Métropolitain afin d'assurer les interconnexions en évitant les ruptures de charge. Cette piste suivie par tous les grands aéroports français correspond également aux besoins de la nouvelle aérogare low-cost.
  • L’aménagement de la voie ferrée Marseille-Briançon avec la percée du tunnel sous le Montgenèvre. Cette liaison alternative Marseille-Turin par le Val de Durance, permettra le délestage du couloir rhodanien et répondra aux besoins de désenclavement et de liaison entre des régions transfrontalières.

Un enjeu majeur pour la Méditerranée
LGV Provence Côte d’Azur

Le projet de LGV Provence Côte d’Azur actuellement à l'étude est celui des « Métropoles du Sud », desservant à la fois Marseille Centre et Toulon Nord. Une condition indispensable pour le développement économique de la région PACA et pour qu'elle s'inscrive au mieux dans le réseau européen des transports ferroviaires.

La réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Provence Côte d’Azur est indispensable pour l’accessibilité et le développement de la façade méridionale française. Elle constituera un maillon essentiel du réseau à grande vitesse de l’Arc Méditerranéen qui relie Gênes à Barcelone - dans la perspective du couloir ferroviaire traversant l'Europe de Lisbonne à Kiev.

Le scénario de référence dit des " Métropoles du sud ", retenu par la CCI Marseille Provence, correspond sur le territoire provençal à la desserte de Marseille centre et de Toulon Nord.
Dans le département des Bouches-du-Rhône, cette nouvelle LGV permettra aux TGV, en provenance de la Côte d’Azur et de Toulon de desservir en ligne Marseille Centre, en réutilisant le plus possible les infrastructures existantes, puis de poursuivre vers la gare d’Aix TGV et Paris.

Un scénario qui présente de nombreux atouts pour le développement de notre territoire. Il permet :

  • la connexion directe des grandes métropoles régionales ;
  • une meilleure articulation entre TGV, TER et les transports en commun urbains et interurbains ;
  • la desserte de l’aéroport Marseille Provence par l’interconnexion à la voie PLM ;
  • une meilleure préservation de l’environnement en limitant la création de nouveaux couloirs de nuisance.

Marseille-Turin via le Montgenèvre
Le Montgenèvre pour s'ouvrir à l'Europe

Infrastructure majeure dans le dispositif de la grande accessibilité du territoire, la liaison ferroviaire Marseille-Turin avec le percement du tunnel du Montgenèvre constitue l’épine dorsale du Grand Sud-Est. Objectif : placer notre région au centre du maillage des transports européens nord-sud et est-ouest.

Dans les Alpes du Sud, le tunnel ferroviaire du Montgenèvre et l’aménagement de la voie ferrée du Val de Durance sont des projets stratégiques prioritaires pour notre territoire et l’ensemble de la région PACA. Ils répondent à deux grandes nécessités :

  • se positionner sur les axes européens d’échanges en reliant l’Espagne à l’Italie et à l’Est européen ;
  • créer les conditions de développement du pôle pétrochimique de Fos-Etang de Berre et des plates-formes logistiques de l’hinterland du port de Marseille vers l’Italie et au-delà.

Cette amélioration des liaisons transalpines dans les Alpes du Sud est conçue en deux phases :
La réalisation du maillon manquant Briançon–Oulx (phase 1)
Ainsi, la gare de Briançon devient une gare TGV reliée directement à Lyon et Turin par la voie ferrée existante Lyon-Turin (sans attendre le doublement de celle-ci). *
L’électrification du tronçon ferroviaire Gap–Briançon (phase 2)
Elle permettra de disposer d’un terminal de ferroutage près de Gap, à Chorges – la Bâtie Neuve. Ce terminal sera l’équivalent, pour les Alpes du Sud, du terminal de Bourganeuf–Aiton dans les Alpes du Nord. Il offrira une navette ferroviaire sécurisée en toutes saisons entre Gap et Orbassano (Turin), ainsi que, si nécessaire, entre Bourganeuf-Aiton et Gap.

Cet équipement a bénéficié de son inscription au CPER (Contrat de Projet Etat Région) 2007–2013.

* [C'est quand même plus judicieux de faire le doublement et l'électrification sur Briançon-Aix en même temps que le tunnel du Montgenèvre pour ne pas trop "sacader" l'avancement des travaux]

Gare et aérogare :
comment les marier ?

Intégrer une gare ferroviaire à l’aéroport Marseille Provence c’est mettre au service de la région la complémentarité des moyens de transport rail/air. Les grands aéroports régionaux en sont déjà pourvus, préfigurant les orientations européennes et les nécessités des échanges.

Aujourd’hui, les connexions ferroviaires (LGV, lignes conventionnelles ou urbaines) avec les grands aéroports jouent la complémentarité rail/air et favorisent leur optimisation respective.
L’intégration d’une gare ferroviaire à l’aéroport Marseille Provence a pour objectif de rendre accessible directement l’aérogare à l’usager et au fret express, sans rupture de charge. Une nécessité renforcée par l’ouverture de l’aérogare low - cost MP 2.

Cet équipement vise :

  • à augmenter la zone de chalandise par la diminution du temps de transport ;
  • à assurer l’interconnexion aux lignes grande vitesse (LGV Méditerranée existante et LGV Provence Côte d’Azur en projet) ;
  • à assurer la desserte par le réseau TER de toute la zone de chalandise ;
  • à anticiper le raccordement à des TER-GV à destination ou en provenance de la Côte d’Azur empruntant la LGV.
Les étapes

Rapidement l’utilisation de la voie PLM existante peut irriguer l’ouest du département ainsi que le sud-est avec Marseille.
Après réouverture de la ligne Rognac-Aix, c’est Aix centre qui pourra être reliée à l’aérogare.
Enfin, à terme, la gare ferroviaire dans l’aérogare est un équipement majeur pour une liaison nord-sud de l’agglomération marseillaise "Aéroport - Grand Luminy" en utilisant les voies ferrées du port, la voie PLM et le métro N° 2.
Ce projet à moyen terme n’exclut pas les améliorations de dessertes à court terme.

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